L'antre d'un loup solitaire

Le blog d'un vieil étudiant un peu asocial, un peu schizophrène, mais qui se soigne.

mercredi, novembre 29, 2006

Quid latine dictum sit, altum viditur

Voilà j'ai fini La maison du péril, excellent roman dans le genre, une fin très inattendue, une très bonne peinture des caractères de Poirot et Hastings et des autres personnages, surprenant, peut-être est-ce les nouvelles traductions qui font ça (je ne divaguerai pas sur les problèmes existenciels que posent les nouvelles traductions, de toutes façons, elle sont toutes ou presque "nouvelles"), en tout cas un des meilleurs d'Agatha que j'ai lus. L'adaptation cinématographique est fidèle mais ne rend pas assez compte de la révélation finale inattendue, ni des différentes hypothèses parasites dont on dresse un tableau qui semble complet, et pourtant non. :-) Peut-être aurai-je le courage d'en écrire une critique digne de ce nom, mais ça m'étonnerait...
J'ai laissé une seconde chance à fnac.com de m'enculer. Voici comment ça se passe : 1/ le livre cherché n'est pas disponible sur amazon ou d'occasion à des prix exorbitants prohibitifs, par contre fnac.com affirme l'avoir, donc on le commande là-bas et on s'en réjouit. 2/ On complète ce qu'on veut par des trucs qu'on veut pas vraiment pour arriver aux 25 euros minimum pour que les frais de livraison soient gratuits. 3/ On attend. Longtemps. 4/ fnac.com nous informe qu'en fait ils n'ont pas ce qu'on cherchait, mais qu'ils nous envoient le reste dont on n'avait pas tellement envie, et on paie les frais de livraison. Optionnellement 5/ le livre cherché fait son apparition dans les rayons de votre fnac locale comme pour vous narguer ou pire parce que c'est calculé. Le livre en question est Le prix du danger de Robert Sheckley, un des trop rares humoristes de la SF, un peu le Woody Allen de la SF. Je n'ai lu qu'une nouvelle de lui, qui est incluse dans ce recueil, et c'est ma nouvelle favorite. L'édition date de 88, à mon avis la fnac va m'enculer mais je garde encore espoir, et sinon ça sera la dernière fois. Je ne comprends pas que cet auteur soit pas plus publié, bordel de merde. Bon enfin voilà.
Sinon je suis allé à la vraie fnac physique pour récupérer le dernier Pratchett, à surprise, suprise et demie, il n'y était pas, je m'en doutais car amazon ne le proposait pas encore. Peut-être le retard est dû aux nouvelles couvertures dont sont affublés les Pocket SF. Faut dire que c'était les pires couvertures que je connaissais. Ils ont réhaussé les couleurs générales, mis un fond coloré au lieu du gris précédent, écris le nom de l'auteur en plus gros sur la tranche avec le nom du cycle, et surtout changé le matériau qui se pliait débilement sous les doigts du lecteur. Je ne sais pas si c'est la décéption de ne pas trouver le Pratchett, ou l'esprit de Noël qui soufflait en moi (haha nimp, ce que je trouverais pas comme excuse), ou le complexe d'infériorité que je ressens à l'encontre des lectures d'emiboot, toujours est-il que je suis ressorti de la fnac avec pas moins de 10 livres. Le tome 2 de Sherlock Holmes en billingue, parce que c'était le seul exemplaire qui n'était pas dans un coffret, en attendant le tome 3, et même si je n'ai pas encore lu le tome 1. Le 2ème recueil d'inédits du Petit Nicolas, même si je n'ai pas acheté le premier, qu'il faut que je me procure avant qu'il ne soit plus vendu. Un coffret avec les 4 Histoire du futur de Heinlein parce qu'emiboot m'en avait parlé et que K. Dick le considère comme un des deux maîtres de la SF avec Asimov, et le coffret était très joli. Nous les dieux, parce que même si Werber ça craint un peu, je veux quand même connaître la suite, et il vient de sortir donc on peut en trouver en bon état. Disponiblité aussi pour Destination vide de Herbert, malgré l'horrible, l'abjecte nouvelle couverture, je regrette presque. Et enfin Le mythe de Chtuhlu et Des fleurs pour Algernon parce qu'ils étaient en parfait état et qu'ils sont de toutes façons sur ma liste. Je pense que ça peut être considéré comme une forme de maladie mentale, mais quand même, je les lis hein.
De toutes façons je vais commencer par lire mes Conan Meitantei en retard. J'ai oublié de vous dire aussi un truc énervant sur L'inspecteur Specteur. Celui-ci (on devrait dire celui-là) est un latiniste distingué, et je n'ai pu trouver de traductrice (machine) sur internet, donc c'est très énervant, d'où le titre du post. Connie Willis faisait ça aussi dans Sans parler du chien, et là en plus, en faisant dire au personnage que ça l'avait toujours énervé les livres avec des trucs en latin.
Sinon ben je me suis aussi acheté un Rubik's cube 4*4*4. J'aimerais trouver un 2*2*2 et il me faut un nouveau 3*3*3. Le 4* peut servir de 2* si on tourne les faces par bloc de 2, et si on tourne que les extrêmités ça se fait comme un 3*, par contre si on touche aux tranches du milieu, bonjour les dégâts, ça devient complètement différent et je ne saurai le résoudre pour l'instant, il faudra beaucoup réfléchir, ça sera pour plus tard, c'était juste un achat compulsif parce qu'il était disponible spécialement pour Noël.
Sinon, demain est le jour où je dois abdiquer pour ma recherche de stage, et choisir parmi ce qui m'est proposé, ça risque de faire mal, mais je le savais. Et sinon, à l'interro de "systèmes numériques", j'ai eu 18 et c'est bien la meilleure note, mais un galopin et une galopine (de cheval) se sont permis de me talonner avec 17,5.

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dimanche, novembre 26, 2006

Dune et Le Prestige

J'ai enfin fini la saga Dune, du moins jusqu'à ce que j'attaque ce qu'a fait le fiston, mais c'est pas pour tout de suite. Hé bien, je dois dire que les 2 derniers tomes m'ont quand même un peu déçu, surtout le dernier parce qu'on m'avait dit plusieurs fois que c'était le meilleur. Bon ce qui clochait dans l'avant-dernier, c'était la fin trop brusque, mais le dernier est sa suite directe, alors on se dit que ça va aller, et... ben il se passe presque rien dans le dernier. Comprenez-moi, je ne suis pas un fanatique d'action, mais ça en manque cruellement dans le dernier. Les Honorées Matriarches sont sur le point d'exterminer le Bene Gesserit, et tout ce que ces dernières font c'est d'analyser que le système politique de leurs ennemies n'est pas viable sur le long terme. On voit d'éternelles discussions entre Odrade, Murbella et Duncan qui ne mènent à rien. Sur le scénario, plusieurs choses ne sont pas exploitées. Les juifs qui détiennent le fameux leg de Lucille, ils servent à rien. Le dernier tleilaxu, il sert à rien. Sheeana, elle sert à rien, juste à la toute fin, pour dire que le sentier d'or continue. Le ghola Miles, il sert à rien ou presque, disons qu'il n'y a pas de suite à son pouvoir du tome précédent. L'arme que les HM possèdent et espèrent pouvoir recharger grâce aux Ixiens, elle sert à rien ou presque. Celles-ci ont été chassées de la Dispersion, par qui/quoi ? On nous allèche, et finalement, on en saura rien, car les Futars et l'opération de la soeur renégate, devinez quoi, ils servent à rien. Et les deux personnages bizarres que voient Duncan ne sont que des dei ex libris qui fait que ce tome est quand même un touchant testament d'Herbert, (mais ils servent à rien). Suivi de deux bonnes postfaces. Et le plan d'Ordrade, si complexe d'après comment on nous allèche, est simple, c'est la seule chose qui se passe dans le livre, et ça dure une dizaine de pages seulement, drôle de "plan" d'ailleurs, enfin je ne vous spoilerai pas. Bon enfin j'exagère, dans ce tome l'auteur a bourré le livre de remarques psychologiques, au point que nombres de petites théories apparaissent — on ne les compte plus — mais un peu sans raison. Enfin ça reste très intéressant. Voilà c'est quand même intéressant malgré tout. Mais je suis étonné que de jeunes lecteurs s'y intéressent tant c'est psychologie, philosophie et politique. Enfin, l'espace, les mondes différents, ça fascine sans doute.
Côté cinéma maintenant, je devais aller voir Le Dahlia noir, mais trop de monde au cinéma a fait que j'ai raté la séance, j'irai le voir lundi ou mardi, il sera bientôt déprogrammé, et finalement je me suis rattrapé sur la séance prochaine du Prestige. Autant vous le dire tout de suite, c'est un film épatant. L'histoire de deux magiciens, assistants du même artiste au début, qui vont rivaliser de façon brutale, en sabotant cruellement ou volant le tour des autres, depuis que... non je vous dirai pas. Enfin leur rivalité se fait sur le clou de leur spectacle respectif, le tour de L'Homme Transporté, un tour de téléportation. Le seul reproche c'est que le fil narratif est un peu dur à suivre. On voit des bouts de la fin au début, puis on vient au début chronologique, puis il y a des flashbacks divers, et encore d'autres quand les magiciens lisent le carnet de l'autre, ce qui leur apprend des trucs... M'enfin à la fin, on comprend tout, et c'est pas mal. Les 2 magiciens sont Hugh Jackman (Scoop, Wolverine dans X-Men) qui se refait Scarlett Johansson, et Christian Bale (Batman Begins, American Psycho) auquel le réalisateur Christopher Nolan s'est attaché, et qui se fait aussi Scarlett. Et un méconnaissable David Bowie joue Nikolas Tesla, car la science et la magie se rejoignent dans ce film lol. En tout cas le film est drôlement bien, mais... j'ai lu partout que c'était un scénario original des deux frères Nolan quand pouf, dans le titre je vois "d'après le roman de Christopher Priest", grrrr, il faisait partie de ma liste de livres à lire, et j'ai eu l'impression d'être berné, car si je savais que l'auteur avait écrit un livre de ce nom, qui a fait sa réputation, je pensais que c'était de la SF. Ah oui, le prestige est le troisième acte d'un tour de magie, après la promesse et le tour. Bon enfin je lirai sans doute le livre quand même, et l'auteur va sans doute monter dans mon estime.
Sinon j'ai lu L'inspecteur Specteur et le doigt mort sur un conseil de Salska, et les 2 tomes suivants ont été commandés au Québec. C'est très drôle, un style qu'à lire on a envie de copier, parfois un peu cru côté sexe. Enfin je vous les conseille, mais le mieux c'est encore que je vous les prête un jour. Maintenant je lis La Maison du péril, un Agatha Christie, un Hercule Poirot plus précisément, dont je verrai le DVD après l'avoir lu. C'est très alléchant, j'ai rarement vu mieux décrite la relation Poirot-Hastings et leurs caractères respectifs, très bonne traduction sans doute. J'ai une quinzaine de livres qui m'attendent après ça, relecture de L'écume des jours, Le Père Porcher, Aux confins de l'étrange, Tous à Zanzibar, Neverwhere, et Le Monde selon Garp pour commencer... :-)

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vendredi, novembre 10, 2006

Septième Art

Ah Woody, Woody, j'aimais déjà tes films au charme si désuet de ces dernières années qui n'étaient pourtant pas des chefs-d'oeuvre, souvent des histoires d'amour avec un choix difficile entre 2 filles aux caractères opposés, parfois même dans une même fille, mais bon c'était pas si génial. Je ne connais pas tes oeuvres reconnues comme géniales. Mais là tu m'as bien eu. Je reste sous le choc de cette pure comédie avec du vrai humour véritable authentique pour de vrai, et où tu joues personnellement si bien, magnifiquement secondé par une Scarlett de plus en plus charmante.
L'histoire : comme d'habitude un peu rocambolesque mais avec une vraie logique dans le comportement et les réactions des personnages, un vrai scénario pur, pas d'abérations, rien que ça c'est beau. Un as du scoop révèle depuis l'au-delà ce qui pourrait être son dernier gros coup, le serial killer au tarot serait le fils d'un lord tout ce qu'il y a de respectable. Il parvient à révéler ça à Sandra (Scarlett), étudiante en plastique bucco-dentaire qui voudrait être journaliste, au milieu du spectacle de magie de Sid (Woody). Ils vont mener l'enquête, s'infiltrer dans le monde de la haute, où Woody dira vraiment n'importe quoi, quelles répliques ! Mais quelles répliques ! Quel boniment de saltimbanque psychotique narcissique. Scarlett aussi en a de bien de temps en temps, surtout quand elle se fait draguer, mais aussi quand Woody l'asticote. Franchement les dialogues truculents valent à eux seuls le détour. En VO bien sûr, de toutes façons ses films ne sont plus doublés au gars Woody. Courez le voir pendant qu'il en est encore temps, ne laissez pas ce plaisir aux seuls happy few, le mélange des accents, la photo de Londres, tout ça c'est du bon. Woody qui explique que sa femme l'a plaqué parce qu'elle le trouvait pas mature, ce qu'il lui aurait fait un plaisir de contester si seulement elle l'avait laissé s'exprimer quand il levait le doigt. De toutes façons, ce film c'est un rire toutes les 10 secondes en moyenne.
Tout ça m'a redonné envie d'aller au cinéma après avoir constaté un renflouement du vide dans les programmes, là ça va mieux, certaines bandes-annonces m'ont alléché. Babel du réalisateur de l'excellent Amours chiennes. Je reviendrai à ce dernier film quand j'aurai épuisé mes souvenirs de films à grand spectacle et que je reviendrai aux bons films intimistes. Sinon je sais pas ce que vaut Le Dahlia Noir mais je pourrais aller le voir pour Scarlett, qui se paie le luxe de jouer aussi dans le dernier Christopher Nolan (Memento, Batman Begins). Décidément cette petite est partout, et pourrait devenir facilement ma nouvelle actrice fétiche.

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lundi, novembre 06, 2006

Torchage, bouffe, cinéma

Hier j'arrivais pas trop à bosser, et j'ai bien fait de ne pas trop me forcer, je suis sorti de l'examen de microprocesseurs, qui durait 2h, une demi-heure avant la fin, après m'être relu, et il ne fait aucun doute que ma copie est parfaite, faut dire que c'était simple aussi. Déjà que l'année dernière je m'en étais pas trop mal sorti, oui c'est une UV que je repasse, et j'avais fini avec 13.5, la deuxième meilleure note, alors que j'avais fait quelques fautes, mais c'était plus dur. Enfin faut pas que je refasse la même erreur que l'an dernier, où j'ai raté trop de TDs de la seconde moitié du semestre, ce qui m'a fait rater le partiel final, et où il nous manquait un TP pas rendu. Pour les TPs surtout faut que je fasse gaffe, j'ai tendance à les négliger parce que je les ai déjà faits, et je compte peut-être trop sur un autre "redoublant" avec qui on doit rendre ça. Mais quand même, hahaha, là j'ai pris de l'avance, si j'ai moins de 17 je serais déçu. Pour les conversions entiers vers flottants, j'ai failli me planter en mettant les zéros devant alors que c'est des bits pas significatifs qu'il faut mettre au bout (quel con !), mais je me suis vite repris, et il n'y avait même pas de nombre décimal à convertir, ce qui aurait été plus rigolo, j'ai compris l'année dernière comment faire, une brusque révélation qui m'a fait me réveiller en sursaut quelques mois après le médian. Et pour l'exposant en représentation excessive, même le prof a pas compris qu'il suffisait de mettre un 1 tout devant et de faire -1, pfff. Et puis j'avais déjà la classe pour écrire des équations simplifiées directement en lisant la table de vérité avec cas indéterminés, là ma classe s'est encore accrue, au diable les tables de Carnaugh qui prennent du temps et ne permettent même pas de simplifier avec des xor, alors que je fais ça facilement à vue, enfin là c'était très très simple, pauvre petits étudiants qui galèrent là-dessus, que je vous plains. Je me suis envoyé des enchiladas pour fêter ça à mon retour précoce.
En parlant de bouffe, il y a 2 choses qui m'ont légèrement surpris dans les courses bien commerciales que j'ai faites. Premièrement, le Caprice des Anges/Dieux. Dans la pub, on les voit bouffer ça directement avec les doigts, sans rien. Alors que ce fromage a en fait une consistance de fromage à tartiner, donc pas tenable entre les doigts, et pas vraiment conseillé de le bouffer sans pain. C'est presque de la publicité mensongère ça non ? Et deuxièmement, les Kinder Chocobons. Sur la vue en coupe on voit des grains à l'intérieur, et logiquement on se dit que ça va croustiller, et ben keud, c'est juste du bête chocolat Kinder ordinaire.
Sinon je tiens à conspuer blogger, hou houuu, parce qu'il bug quand 2 posts sont envoyés le même jour. Impossible de modifier le second post parce qu'il n'existe pas, et quand on modifie le premier, ça efface le second ! Heureusement grâce à planet.k.n je n'ai rien perdu, mais la date est modifiée, et il y aura 2 posts pour aujourd'hui.
Finissons par Batman Returns, ou Batman le défi en français. Tim Burton est pourtant un grand réalisateur, mais ce film est grotesque. Le scénario surtout. Et les méchants. Surtout à cause de l'ambiance de Noël qui règne dans tout ce film. Enfin bon, ça se veut une critique très simple de la politique, mais le scénario est quand même, je le répète, grotesque. Même si le rendu visuel général, si on y réfléchit pas, est pas trop mal. Voici 2 très bonnes répliques du Pingouin : « C'est à elle que j'aimerais combler le vide. », et en s'adressant à Catwoman : « Si ça se trouve t'es ptetre une milf tordue et qui en veut à son papa de pas lui avoir acheté son poney quand elle a eu ses 16 printemps » (coucou yog), ça doit être "milf" même si le traducteur connaissait pas et a traduit par "èmèlèf".
Pour encore fêter ça, et aussi la fin des épreuves de ma mère pour devenir éducspé, on voit aller voir Scoop de et avec Woody Allen, avec Scarlett Johansson, oui le cinéma est redevenu une fête rare depuis que je ne suis plus abonné UGC illimité, ça fait presque 6 mois que j'y suis pas allé, et là c'est 2 places gratuites, je m'en veux par contre d'avoir raté la soirée spéciale 2 films de Woody avec Scarlett en VO :-(

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La vengeance est un plat qui se mange aussi chaud

Bon le post d'avant était un peu dramatique, mais il a témoigné pour les nombreux hivers passés à se les geler. D'autant que ça va mieux là. Octarine a 3 fois rien, une cystite, mais en fait c'est pas grave. Et habillé comme je l'étais, dans la voiture chauffée par le soleil de midi, j'en ai même transpiré. Ne croyez pas que c'était agréable, quand la circulation reprend, et là c'était sur toute la peau, ça crée une sensation atroce qui ressemble un peu à une démangeaison quand c'est pas trop fort, et puis transpirer c'est pas si cool. Bon et puis il y a un peu de masochisme à se les geler et à pas tout faire pour se recouvrir d'une ou deux couettes. Là je reviens dans les mêmes conditions et je veux pas perdre ma chaleur, j'ai mon pijama sous mon pantalon, et si ça suffisait pas je pourrais mettre une combinaison de ski par dessus. En plus effectivement, à cette heure, il fait plus froid à l'intérieur de la maison qu'à l'extérieur ! Mais bon j'oublie que je me suis réveillé gelé, que la douche était gelée et qu'il y avait pas vraiment de chaleur intérieure à garder tantôt.
Et puis je me suis "vengé". J'ai fait les plus grosses courses personnelles de ma vie. 3 pizzas, 2 flammenküchen, des boissons : sodas, sirop, jus de fruits, bière, mais j'ai oublié le lait ; pas moins de 5 cochonneries de plat chinois et mexicains, du chocolat, de la charcuterie, 4 types de fromages bien commerciaux sans compter le fromage rapé et l'emmental pour les cheeseburgers, des saloperies de chips, de cacahuètes, de bonbons au chocolat, et aussi de la nourriture un peu plus équilibrée... Et cerise sur le macdo, je me suis offert un quick, oui je ne me refuse rien. En plus 2 nouveaux DVDs d'Hercule Poirot sont arrivés alors qu'il m'en reste encore un à voir.

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samedi, novembre 04, 2006

Misère

J'écris ce post pour témoigner de la misère qui restera toujours associée à cette sinistre maison, particulièrement en hiver. Vivement que je m'en casse définitivement, et qu'elle ne soit plus qu'un dépôt de livres et d'affaires.
J'écris ces lignes à moitié mort de froid et de faim, surtout de froid. La chaudière est en panne et de toutes façons même quand elle marche, on n'a jamais réussi à chauffer ce frigo qu'on appelle maison. Pas de douche pendant plusieurs jours, je suis seul, frigorifé et affamé, ne voulant pas sortir dans cet état pour faire des courses. Pour la nourriture, j'ai subsisté au début de courgettes du jardin et de pois cassés, pois cassés qui sont la seule chose mangeable dans ce fourbi qui sert de placard, et qui donne à mes parents l'impression d'être plein, tout comme le frigo rempli de vieux condiments, de vieux morceaux de fromage pourris, de yaourts périmés depuis des mois, mais de rien de mangeable. Enfin je ne meurs pas encore de faim vraiment, même si quand je me réveille (aujourd'hui à 00h30, décalage pendant les vacances oblige) j'en ai l'impression, là ça va mieux. J'ai mangé 2 des poissons surgelés qu'il y avait dans le congélateur, et des oeufs avec du gruyère que je cuis à ma façon qui doit être proche de la technique des oeufs brouillés. Mais quelques jours de plus et c'était la famine.
La plus grande misère vient du froid. On a cru que c'était la cuve qui était vide et le livreur de fioul est venu. La cuve a débordé, un peu. On a réussi à redémarrer la chaudière, ce qui n'avait rien à voir avec le manque de fioul. J'ai pu prendre une douche, je pourrais donc aller faire les courses, et amener Octarine chez le véto, car elle ne boit plus, semble avoir des difficultés à pisser (uriner serait plus juste dans le contexte médical, mais oseb) autre chose que quelques gouttes de sang, on craint une cystite. Revenons à cette douche. Au début tout allait bien et d'un coup, eau glacée. La vraie misère c'est cette sensation d'être gelé jusqu'aux os, la bite rétractée, le scalp donnant l'impression d'être perforé. Impossible de se réchauffer ensuite, on sort dans l'air glacé de la maison qui dans la journée est plus froid que l'air extérieur, enfin en impression avec les rayons du soleil du dehors. Impossible de se réchauffer. Depuis des jours, sans douche, j'étais déjà gelé. Que ceux qui croient qu'il suffit de mettre un pull se détrompent, ces sombres connards, ils n'ont jamais connu ce froid qui vient aussi de l'intérieur, et qu'accentue la faim. J'ai un T-shirt, un sous-pull, un pull col roulé, et mon peignoir en guise de robe de chambre par dessus, je tape avec des gants et une écharpe. Et je reste gelé. J'ai cru que la chaudière était définitivement en panne mais j'ai réussi, après avoir plusieurs fois abandonné, à la redémarrer, je pourrais donc reprendre une douche glacée dans pas longtemps, mais le chauffage continue de ne pas fonctionner. Tant bien que mal, je bouge un peu sur la musique, assis, pour me réchauffer le corps et le coeur.
Alors que même les "pauvres" ont chaud et le ventre plein. Ils mangent même des croissants le matin. Et les militaires en entraînement qui doivent dormir dehors soi-disant dans des conditions extrêmes, sont équipés de sacs de couchages performants. Nan je trouve ma situation dégueulasse. C'est la misère de la connerie définitivement. Enfin c'est mieux que la misère intellectuelle.
Intellectuellement sinon ça va. Je programme, j'ai installé une debian, je regarde des films (je vous ai pas dit ? je regarde, entre autres, les Hercule Poirot auxquels je me suis abonné), je lis, il faudrait aussi que je travaille pour mes examens à venir.
Enfin je vais faire les courses là. À moi le lait menthe, les jus de fruits, le chocolat, les biscuits, les pizzas, ...
J'ai fini les derniers Malaussène, les 3 derniers d'un coup en une nuit, c'était petit, et pas trop mal. J'ai aussi lu 2 Amélie Nothomb en une nuit. Stupeur et tremblements qui est autobiographique et raconte une expérience dans une entreprise au Japon, où Amélie a passé une partie de son enfance. On y voit la logique différente mais bon j'ai pas appris tant de chose que ça, et c'est écrit dans un style extrêmement simple, mais c'était quand même sympa. Le titre rappelle la façon protocolaire dont un samouraï devait s'adresser à un supérieur. Le deuxième est son premier roman, Hygiène de l'assassin, dont le style est plus recherché et qui raconte l'interview d'un prix nobel de littérature obèse, misanthrope et misogyne, par différents journalistes cons qui se font casser, puis par une fille moins conne et qui l'a étudié, mais c'est moins drôle. Les autres romans je sais pas si je vais les lire, les critiques sont partagées sur des histoires qui m'ont pas l'air top, à part Métaphysique des tubes qui est une autobiographie des 3 premières années de vie de l'auteure (comme j'ai vu écrit). Maintenant je suis sur le dernier Dune, qui est la suite directe du précédent, ce qui me rassure, parce que la fin était assez brusque. Herbert y a rajouté des juifs ;-)

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