L'antre d'un loup solitaire

Le blog d'un vieil étudiant un peu asocial, un peu schizophrène, mais qui se soigne.

mercredi, novembre 12, 2008

London without enough salt

Back from London, une petite semaine de vacances sympa. Première fois que j'y allais, seulement un jour de pluie, deux de temps clément et le reste nuageux.

Structures et infrastructures : l'hôtel comprend plusieurs niveaux d'arnaque, ainsi on fut logés au sous-sol la première nuit, même pas avec vue sur la rue mais dans un puits de 4 étages. Suite à la demande express de changer de chambre, on monta au 4ème mais juste à côté d'un des ascenseurs. Une chambre quand même nettement meilleure, donc on s'accoutuma au bourdonnement de l'appareil. Par contre la douche avec son mitigeur température/pression deux en un n'était pas drôle tous les jours, dur choix entre un mince filet d'eau à la bonne température ou de l'eau trop chaude à bonne pression...

The tube : pas évident de comprendre dès le début que le sens d'une ligne est indiquée par un point cardinal, par exemple "eastbound". Et le changement à Earl's court qui peut partir dans les 4 directions pour une ligne et deux supplémentaires pour une autre, nous donna dès le départ le plus dur des challenges à surmonter. Grave défaut de conception où on peut voir des efforts récents pour faire comme à Paris : les couloirs ne sont pas à sens unique et ça fout pas mal le bordel quand il faut se croiser.

De toutes façons pour voir la ville, rien de tel que le bus à deux étages. Pas facile de comprendre leur système de carte et d'arrêts importants sans signaler les autres, dur de compter s'il n'y a pas d'annonce vocale ou sur un écran. Mais à force on finit par avoir l'habitude. Même si quand on sait quel bus il faut prendre et à quelle grande place, il faut quand même chercher dans toutes les rues avenantes pour trouver l'arrêt.

Le trafic : les longues lignes droites passent au rouge en même temps, ainsi la circulation est tronçonnée et il reste de la place pour que les voitures venant d'une perpendiculaire rejoignent la file, c'est un moyen simple de gérer mais qu'est-ce qu'on se prend comme feux... Par contre le démarrage est rendu fluide par l'allumage des feux rouge et orange en même temps avant le vert. Tout le monde démarre et freine sec. Les passants se faufilent sous les klaxons.

Le premier après-midi fut assez tendu pour trouver l'hôtel et mon frère mais dans la soirée on put découvrir Oxford street (surtout des fringues, rien de bien intéressant pour moi), errer un peu dans Soho pour aboutir à Picadilly circus. Les sentiers battus quoi, comme pour le reste de la semaine. Le lendemain sous la pluie, on visita le parlement à Westminster avec Big Ben, et la grande roue appellée "The eye of London" de l'autre côté du pont où on ne trouva jamais l'opportunité de grimper. Puis Tower Bridge et le Castle. Puis d'autres jours, d'autres places, d'autres bâtiments dont les musées principaux. Beaucoup de marche. Photos à venir...

Comme le remarqua emiboot, parmi les nombreux Français, Pakistanais, Chinois, résidents et touristes, la Londonienne anglaise se distingue par le port de la mini-jupe quelque soit la saison. Mais de toutes les personnes que j'ai dévisagées, seules deux me plurent, je deviendrais donc de plus en plus difficile je pense, une petite blonde d'on ne sait où, Française je crois, et une petite Asiat' résidente je présume.

Goodies : carte du disque-monde, carte de Ankh-Morpork, guide touristique de Lancre, un mug, et le dernier Oasis.

Anecdote : le pire moment ne fut pas pendant une des nombreuses disputes qui me font à chaque fois dire que c'est la dernière fois que je vais en vacances en famille, mais quand ma mère sympathisa avec un résident français dans le bus qui nous expliqua comment il fallait prendre les correspondances pour arriver à bon port, et que je fus obligé de faire semblant de le croire alors que je savais pertinemment qu'il avait tort. Même marcher perdu au milieu de nulle part sous la pluie était moins frustrant.

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