Corée - Jours 2 à 4 == Japon - Jour 0
Réveillé complètement frais et dispo vers 6h, je me levai allègrement sans souffrir du décalage horaire (qui est de 7h) grâce à mes habitudes de sommeil étranges et aussi un peu par le concours de circonstances du timing. Je déambulai dans l'appartement (et j'en veux un comme ça plus tard !!), observant le home cinema dont nous profitâmes surtout à notre retour du Japon, la cuisine et la chambre. C'est un peu froid comme style mais bon, ça dégage une impression d'efficacité propre. Il y a un balcon qui n'a pas une vue directe sur la mer (tous les appartements bien orientés sont pris depuis longtemps) mais qu'on voit un peu sur le côté, et devant se finit la célèbre plage de Haeundae. Surplombant la ville du 14ème étage, on se rend compte encore une fois des problèmes de construction coréens où les buildings poussent comme des champignons.
J'attendis que le reste de la famille se réveille en calmant ma faim avec des viennoiseries de là-bas en attendant mieux. On me servit ensuite des céréales ressemblant un peu à du muesli mais en dur et rond. Ensuite j'accompagnai mes parents à l'hôpital (où l'on me fit quelques semaines plus tard mon injection en utilisant la vieille technique de la "rafale de petites fessées" pour qu'on ne sente pas la piqûre ^^), étape sur la route du centre commercial. Achat d'habits, de chaussures, je constatai qu'il n'y avait pas de rayon musique, une observation qui se répéta au Japon où seulement vers la fin du voyage je trouvai un magasin où j'achetai deux CD de J-pop... Nous mangeâmes des glaces et je me rendis à la proposition de ma mère de choisir thé vert comme parfum. Ben c'était pas mal. Nous déjeunâmes dans le centre commercial car le choix était varié et mon frère put prendre de la nourriture non coréenne, plus tard, petit à petit, il commença à se "forcer" à manger la cuisine locale. Je crois me souvenir d'avoir pris un plat où on se sert des légumes divers jusqu'à ras bord de l'assiette, ensuite de quoi ils les font frire avec des pâtes. Pas mauvais, mais un poil trop épicé. Le reste de la journée se passa sans histoires.
Le lendemain, avis de tempête à Busan. On craignit l'annulation de notre voyage au Japon si le mauvais temps se maintenait. Je mangeai la cuisine de ma mère avec des ingrédients locaux, j'ai bien aimé. Les fruits surtout : poire de la taille et de la forme d'un pamplemousse, kiwi néozélandais, ... J'allai avec ma mère à la piscine commune aux quatre tours du "Palé De CZ (prononcé "Suzé")". Sympa. À notre retour du Japon, pendant la période molle et parce que le voyage à Shanghaï fut reporté (à la date d'aujourd'hui ma famille en revient, mon frère Julien est retourné en Corée pour y aller après être revenu *sic*), j'en profitai encore plusieurs fois, ainsi que de la salle de muscu pas trop mal fournie.
Le jour d'après, pas grand chose à signaler. On s'est préparés pour le Japon. On a fait un tour chez la coiffeuse préférée de ma mère. Première fois qu'après un shampoing on m'essuie l'intérieur des oreilles, ça montre un certain professionnalisme que j'appréciai beaucoup. Puis nous embarquâmes sur le ferry de nuit, on l'explora, en haut il y avait 2 chambres de luxe (avec douche sans doute) classées 1A, à côté 14 chambres 1B, et de l'autre côté, toujours en haut, 18 chambres 1C dont la nôtre avec 2 fois 2 couchettes superposées et un peu d'espace commun. En dessous, des chambres sans couchettes mais avec futons forment la deuxième classe, des chambres de 4 à 8 places. Et encore en dessous des dortoirs communs. On vit cela depuis l'extérieur à travers les hublots. On n'avait pas le droit d'accéder au haut du bateau, réservé à l'équipage. Sinon, il n'y avait rien d'extraordinaire. Le ferry du retour, coréen et non japonais, fut beaucoup plus intéressant, mais j'en parlerai le moment venu. Le repas fut tôt et vite expédié et ne me laisse pas de souvenir. De retour sur ma couchette, j'entamai Millénium tome 1 et le lus jusqu'à tard dans la nuit, où le tangage et le roulis me bercèrent jusqu'à mon réveil dans le port de Fukuoka où dans un moment de panique, on crut que tout le monde débarquait et qu'on était en retard...

