L'antre d'un loup solitaire

Le blog d'un vieil étudiant un peu asocial, un peu schizophrène, mais qui se soigne.

lundi, octobre 25, 2010

Corée - Jours 2 à 4 == Japon - Jour 0

Réveillé complètement frais et dispo vers 6h, je me levai allègrement sans souffrir du décalage horaire (qui est de 7h) grâce à mes habitudes de sommeil étranges et aussi un peu par le concours de circonstances du timing. Je déambulai dans l'appartement (et j'en veux un comme ça plus tard !!), observant le home cinema dont nous profitâmes surtout à notre retour du Japon, la cuisine et la chambre. C'est un peu froid comme style mais bon, ça dégage une impression d'efficacité propre. Il y a un balcon qui n'a pas une vue directe sur la mer (tous les appartements bien orientés sont pris depuis longtemps) mais qu'on voit un peu sur le côté, et devant se finit la célèbre plage de Haeundae. Surplombant la ville du 14ème étage, on se rend compte encore une fois des problèmes de construction coréens où les buildings poussent comme des champignons.

J'attendis que le reste de la famille se réveille en calmant ma faim avec des viennoiseries de là-bas en attendant mieux. On me servit ensuite des céréales ressemblant un peu à du muesli mais en dur et rond. Ensuite j'accompagnai mes parents à l'hôpital (où l'on me fit quelques semaines plus tard mon injection en utilisant la vieille technique de la "rafale de petites fessées" pour qu'on ne sente pas la piqûre ^^), étape sur la route du centre commercial. Achat d'habits, de chaussures, je constatai qu'il n'y avait pas de rayon musique, une observation qui se répéta au Japon où seulement vers la fin du voyage je trouvai un magasin où j'achetai deux CD de J-pop... Nous mangeâmes des glaces et je me rendis à la proposition de ma mère de choisir thé vert comme parfum. Ben c'était pas mal. Nous déjeunâmes dans le centre commercial car le choix était varié et mon frère put prendre de la nourriture non coréenne, plus tard, petit à petit, il commença à se "forcer" à manger la cuisine locale. Je crois me souvenir d'avoir pris un plat où on se sert des légumes divers jusqu'à ras bord de l'assiette, ensuite de quoi ils les font frire avec des pâtes. Pas mauvais, mais un poil trop épicé. Le reste de la journée se passa sans histoires.

Le lendemain, avis de tempête à Busan. On craignit l'annulation de notre voyage au Japon si le mauvais temps se maintenait. Je mangeai la cuisine de ma mère avec des ingrédients locaux, j'ai bien aimé. Les fruits surtout : poire de la taille et de la forme d'un pamplemousse, kiwi néozélandais, ... J'allai avec ma mère à la piscine commune aux quatre tours du "Palé De CZ (prononcé "Suzé")". Sympa. À notre retour du Japon, pendant la période molle et parce que le voyage à Shanghaï fut reporté (à la date d'aujourd'hui ma famille en revient, mon frère Julien est retourné en Corée pour y aller après être revenu *sic*), j'en profitai encore plusieurs fois, ainsi que de la salle de muscu pas trop mal fournie.

Le jour d'après, pas grand chose à signaler. On s'est préparés pour le Japon. On a fait un tour chez la coiffeuse préférée de ma mère. Première fois qu'après un shampoing on m'essuie l'intérieur des oreilles, ça montre un certain professionnalisme que j'appréciai beaucoup. Puis nous embarquâmes sur le ferry de nuit, on l'explora, en haut il y avait 2 chambres de luxe (avec douche sans doute) classées 1A, à côté 14 chambres 1B, et de l'autre côté, toujours en haut, 18 chambres 1C dont la nôtre avec 2 fois 2 couchettes superposées et un peu d'espace commun. En dessous, des chambres sans couchettes mais avec futons forment la deuxième classe, des chambres de 4 à 8 places. Et encore en dessous des dortoirs communs. On vit cela depuis l'extérieur à travers les hublots. On n'avait pas le droit d'accéder au haut du bateau, réservé à l'équipage. Sinon, il n'y avait rien d'extraordinaire. Le ferry du retour, coréen et non japonais, fut beaucoup plus intéressant, mais j'en parlerai le moment venu. Le repas fut tôt et vite expédié et ne me laisse pas de souvenir. De retour sur ma couchette, j'entamai Millénium tome 1 et le lus jusqu'à tard dans la nuit, où le tangage et le roulis me bercèrent jusqu'à mon réveil dans le port de Fukuoka où dans un moment de panique, on crut que tout le monde débarquait et qu'on était en retard...

vendredi, octobre 08, 2010

Corée - Jour 1 : rencontre avec un spécimen du folklore local

Après avoir à peine franchi le service d'immigration, nous eûmes la chance, que dis-je, l'honneur! de rencontrer un personnage typique du folklore local. Ce n'est qu'après en avoir discuté avec nos parents qu'on apprit que c'était un individu particulier au pays du matin calme mais qui commence à se répandre aussi en France. J'ai changé mon argent avant le cordon de sortie et mon frère après, ce qui fait que quand je l'ai rejoint, je n'ai pas compris que le quidam l'avait déjà collé, surtout qu'il l'avait vu obtenir des devises. On devait prendre le bus, mais moi on m'avait dit qu'après le bus, il faudrait prendre un taxi et on m'avait juste dit que mon frère "savait". Or, il ne savait pas et bon, j'ai un peu joué au con aussi. Inutile de se disputer dans l'attribution de la responsabilité qui est partagée, on en a suffisamment débattu dans l'engueulade consécutive, pour bien commencer le voyage. En tout cas, le loustic savait y faire. Ce qui fait qu'on est tombés facilement dans le piège de cet énergumène (lé couillon il é tombé dans lé piège). On a été eus, piégés, arnaqués, roulés, pigeonnés, niqués, baisés, enculés.

Maintenant, vous vous demandez sans doute de quelle espèce d'escroc on parle, et à quoi la reconnaître. Premièrement à son approche marketing agressive dans un sous-continent où on ne cherche pas le client mais où on fait la queue pour prendre le chaland qui vient. En effet, il se saisit de la valise de mon frère, nous obligeant ainsi à le suivre jusqu'au parking en sous-sol, ce qui est aussi un signe car les professionnels honnêtes travaillent dans la rue où se déverse le flux de gens sortant de l'aéroport. Deuxièmement, il n'a pas de signalisation intrinsèque au métier sur le toit, à ce moment là on aurait dû se barrer, mais on avait déjà le doigt dans l'engrenage, le bras devait suivre. Enfin, un faciès de rat qui joue l'hébétude quand on lui parle pour mieux nous mettre devant la réalité d'un compteur bidon qui n'arrête pas d'augmenter n'est peut-être pas tout à fait caractéristique, mais c'est un atout dans ce métier de faux taxi (je n'ai pas dit que les asiatiques avaient des faces de rats, non, que celui-ci oui, plus que les autres, non non, c'est pas ça hmm, non, en plus j'ai des rats dans mes amis, non non, oops, merde, je m'enfonce). Toujours est-il que bien que le compteur affichât dans les 170,000 wuons, et que nous n'acceptâmes de régler que 100,000 wuons (environ 70 euros) dans un sursaut d'orgueil, nous dépensâmes plus de dix fois le prix d'un ticket de bus.

Sur la bête autoroute à 5 voies entre l'aéroport et la capitale, nous pûmes constater un des grands défauts de la Corée, à savoir la construction à outrance. En effet, un élargissement à 10 voies était en train d'être construit ainsi que des routes perpendiculaires enjambant celle-ci. Parfois, il manquait le pont, parfois il y avait le pont sans route. Bref. Pas étonnant qu'ils construisent des buildings dans les interstices qui restent entre deux autres en essayant de gagner en hauteur pour que les étages les plus élevés aient un horizon de plus de 5 mètres. Enfin bon...

Nous finîmes par arriver dans un hôtel de grand standing où la boîte de mon père a des prix, belle chambre au 23e étage. Nous ne devions y passer que la matinée. J'en retins les chiottes delux les plus complexes de tout le voyage : curseurs de température du siège, de température et force du jet d'eau ; boutons de jet arrière ou avant (pour ne pas être vulgaire) et unique fois où j'ai vu un sécheur à air chaud. J'allai nager avec ma mère dans la piscine après avoir erré dans le labyrinthe du vestiaire. Je fis quelques longueurs dans un bassin certes petit mais pas trop. Ensuite, je tombai sur ce qu'ils appellent là-bas sauna mais qui est un jacuzzi collectif. Je rentrai juste un peu et sortis car il fallait y être à loilpé. Pour les proportions, c'est connu, c'est le contraire du veilleur de nuit noir, rassurant... mais bon il s'agissait de personnes âgées et j'ai pu constater par la suite que la jeune génération bodybuilée (cause ou effet ? ou découplé ?) n'avait pas à avoir de complexe.

Nous déjeunâmes sans mon père dans un truc familial. Juste une grosse soupe avec des pâtes, des légumes, des fruits de mer (toujours beaucoup de calamar). Epicé et chaud, une vraie torture. Mais goûtu. Comme de coutume, pour patienter avant que les plats soient servis, on nous offre en entrée diverses spécialités dans une demi-douzaine de petites assiettes. Je n'ai pas le souvenir qu'il y avait du fameux kimchi (coucou gonzolino), mais j'ai retenu les cubes de radis épicés mais pas trop, à moins que ce soit dû à la fraîcheur.

Après, toute la famille partit par le train à Busan, la deuxième ville du pays, puis en taxi jusqu'à l'appartement de mon père. J'étais épuisé, comateux dans le train et le taxi, je ne pus que constater que l'appart était tout à fait comme j'aime, je m'endormis presque instantanément, comme ça ça laisse quelques trucs à dire dans le post suivant.