Japon - Jours 1 à 3
Débarquement à Fukuoka donc. Une heure perdue à essayer de retirer de l'argent tout en trimballant les valises, avant de les mettre à la consigne, une fois sûrs de pouvoir les en retirer. On visita un peu la ville en taxi jusqu'à arriver au front de mer où on mangea dans une sorte de petit snack de plage. La Fukuoka Tower était juste à côté et c'est quand même le deuxième plus haut gratte-ciel du Japon (après La Tokyo Tower, mais à Fukuoka c'est un building et non juste des poutrelles en acier) donc mon frère ne voulait absolument pas passer à côté et on y monta tous deux pour admirer la vue et prendre des photos. Ensuite on prit le train pour Nagasaki, on atterrit dans un bon hôtel car cela faisait partie du rendez-vous professionnel de mon père (ensuite c'était des vacances pour lui aussi). On mangea une première fois dans un restaurant des brochettes qui étaient minuscules, évidemment y avait pas l'échelle sur le menu. C'était pas top, y en avait des mangeables, mais à peine, et d'autres carrément dégueu comme avec de la viande crue ou du gras 100% pur gras. Ce qui fait qu'on a enchaîné sur un autre resto où on a pris des trucs plus classiques comme des soupes avec des pâtes... En fait, pendant le séjour, la qualité de la bouffe est allée toujours en s'améliorant...
Le lendemain on se balada un peu en ville. La cité a complètement effacé les traces de la bombe atomique à laquelle est un consacré un musée, et les gens y sont cordiaux. Mes parents m'offrirent une montre Seiko chez un marchand où mon père avait acheté la sienne l'année d'avant. Puisqu'on vous dit que la clef du marketing c'est la fidélisation du client !! Je suis très content de ce cadeau, je suis longtemps resté sans montre, avec l'heure sur le tél mais celle-ci est tellement conforme à l'idée que j'avais de la montre que je voulais et en plus c'était celle avec la plus grosse réduction. Sinon, au premier passage dans la galerie marchande, devant un vendeur de bouffe, on m'a offert un échantillon succulent donc on y retourna pour le déjeuner, je sais pas comment ils font pour que la viande soit si fondante et peut-être qu'il vaut mieux ne pas le savoir mais ma mère aussi a trouvé ça bon malgré ses a priori. On se balada en empruntant le tram qui est old-fashionned, un peu comme à San-Francisco, mais à l'intérieur les sièges sont neufs et c'est climatisé. D'ailleurs tout est climatisé au Japon, en Corée aussi. On prit une glace au thé vert avant de dîner dans un resto qui m'a pas marqué, même s'il était sûrement bon, peut-être une spécialité de poisson cru mais pas des sushis. Puis retour à l'hôtel.
Le lendemain, départ pour Kyoto, un voyage en train où on repasse forcément par Fukuoka, passage obligé sur l'île de Kyushu, encore plus obligatoire pour Kitakyushu, qui permet de rejoindre l'île de Honshu. Pendant ce voyage, mon frère attira mon attention sur le comportement assez étrange de l'hôtesse de train qui vend des sandwiches et boissons tirés de son charriot ambulant. Etrangeté qui surprendra moins les habitués du dojo, en effet l'hôtesse, au moment de quitter un wagon, se retourne et salue, même si personne ne la regarde, comme il est de coutume en quittant un tatami. Autre chose, vous vous demandez peut-être comment faire pour obtenir les horaires de trains. Eh ben c'est inutile. Il y a des départs assez souvent pour qu'on n'attende presque jamais, d'ailleurs on a plus couru pour prendre un train en partance dans moins de 5 min, qu'on a patienté en attendant un départ.
Le soir à Kyoto, on se balada dans les endroits touristiques, se guidant au radar à luminosité et bruit, mes parents essayèrent de retrouver un resto qu'ils connaissaient mais c'est vrai qu'ils se ressemblent tous et on n'y arriva pas. Qu'importe, celui dans lequel on alla proposait de griller sa nourriture à même une plaque en fer encastrée dans la table et ce fut le premier repas excellent qu'on fit au Japon. Plusieurs remarques : à chaque départ de clients, toutes les serveuses et tous les cuisiniers gueulent "Ohaio gozaimasu" (on ne prononce pas le "u" final) ou juste "gozaimasu" et pour un peu on se croirait dans un manga avec les voix enfantines des serveuses ; autre chose : on nous sert des verres d'eau avec des glaçons, et à peine ceux-ci sont à moitié vides (non. pas à moitié pleins. non.) qu'on nous les remplace par d'autres pleins ; encore : on ne patiente pas pour obtenir les menus et en plus il y a un bouton pour appeler les serveuses une fois qu'on a fait son choix. C'est pas la galère pour attirer l'attention comme en France. Tout ça est fort appréciable.
Pour la première nuit à Kyoto, on se coucha dans un hôtel traditionnel. Avec des chaussons pour l'intérieur (entre l'entrée de l'hôtel et le sas de la chambre), des chaussons pour les toilettes, des chaussons pour la salle de bains et même (!) des chaussons de transition, à utiliser entre le moment où on enlève ses chaussures et celui où on met les chaussons d'intérieur. Avec aussi la cascade alimentant le bassin des carpes koï rouges et blanches (comme si le rouge était parti) qui nagent à contre-courant pour être immobiles par rapport au sol. Avec le bain chaud commun dans lequel on va une fois douché. Hélas ça sera ma seule expérience du Japon traditionnel, si on oublie le jardin à Tokyo, car je ne suis pas allé dans un de ces villages à thermes à ciel ouvert qu'on trouve un peu partout dans la campagne... On dormit bien sûr dans des futons avec un pijama-kimono.


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