L'antre d'un loup solitaire

Le blog d'un vieil étudiant un peu asocial, un peu schizophrène, mais qui se soigne.

vendredi, novembre 06, 2009

Agonie

Contredisant le pronostic le plus optimiste du vétérinaire, Nash a tenu presque 2 mois après sa grande hémorragie. On l'a chouchouté, il a pu manger un steak tous les jours, sa santé ne se dégradait que lentement. Mais dimanche dernier, il ne pouvait plus se lever. On ne sait si c'est le ventre gonflé qui le gênait mais je pense que ça doit être l'atrophie musculaire dans les pattes comme partout. Bien que paralysé, le reste de ma famille était toujours contre son euthanasie. Pourtant ce n'était pas très drôle de le voir baignant dans ses déjections, avant qu'on le lave et qu'on change son "tapis" de carton et de papier journal dans le garage. Ou alors ma famille voulait bien le piquer mais l'enterrer, pas l'incinérer. Moi c'était plutôt le contraire, j'étais pas vraiment pour l'euthanasie mais j'aurais rien eu contre une crémation.

Je dois dire que c'est le trou à creuser qui m'embêtait le plus. Enfin bref, Bruno, un peintre ami de ma mère qui était venu de l'autre bout de la France pour travailler chez nous a fait un beau trou, on s'est mis d'accord pour l'enterrer après sa belle mort. Et avec la chaux réglementaire s'il vous plaît.

La paralysie s'est progressivement répandue et jeudi il avait beaucoup de mal à respirer. Il est mort dans la nuit et on l'a mis en terre vendredi au matin. À part les difficultés respiratoires, il n'a montré aucun signe de souffrance et à partir de là il n'en a pas eu le temps. On pense que l'atrophie des muscles ventilatoires est la cause de la mort.

Voilà. C'était un sacré brave chien à qui j'ai pardonné son meurtre. Il a eu le droit à du cake – son péché mignon – et à du chocolat pour son dernier repas.