L'antre d'un loup solitaire

Le blog d'un vieil étudiant un peu asocial, un peu schizophrène, mais qui se soigne.

mercredi, décembre 09, 2009

Oh le bâtard, il a pas de casquette

Petite nuit blanche bimensuelle (hélas pas bimenstrelle). Après avoir attendu le sommeil en lisant, en écoutant la radio, en repartant manger un peu devant la télé pour changer d'ambiance puis revenir au lit, relire, arrivé à 5h c'est foutu, autant faire un peu d'ordi.

Après avoir fait jadis 6 CDs de compilations formats vrai disque classés suivant la couillusité, je n'étais pas satisfait, en plus j'ai plus de 100 nouveaux mp3 depuis ce mois-ci, après avoir caressé l'idée de faire une ou plusieurs compils format mp3, vint la solution : un _gros_ bestouffe sur une clef USB vu que sur les chaînes ou auto-radios il y a de plus en plus de prise USB. Pour le chant bimensuel à l'HDJ, je peux même mettre 3-4 titres sur une clef 64Mo, c'est pratique. Là, après ce post, je vais continuer ma tâche, avec dans les oreilles une petite playlist en boucle avec Indochine, The Fray, Black Eyed Peas et surtout Lady GaGa avec le titre Paparazzi que j'ai eu en tête toute la journée. On ne se moque pas. Le principal problème est : "Est-ce que ça lit dans les sous-dossiers ? Voire dans les lecteurs virtuels comme sur ma clef moderne qui est un peu casse-couilles ?"

Côté lecture, j'ai bien aimé la première tétralogie Ender, le premier est plaisant avec un jeune garçon qui doit (se faire) exploiter ses dons et tout et tout. Le deuxième est cool, bon scénar où on pige tout à la fin, pas mal d'émotion. Les deux suivants plus intellectuels mais pas mal quand même. J'ai déjà les trois suivants d'achetés mais j'attends la sortie du quatrième avant de m'y lancer. Je crois que le tome before sera sorti avant, et y aura un after mais l'un des deux est un recueil de nouvelles où on trouve le tome "1.5".

Dirk Gently de Doug c'était bien cool, enfin le premier et le troisième, un peu moins le deuxième. Dommage qu'il y ait si peu du troisième qui est inachevé rappelons le, il partait fort, mais tous les autres écrits qui viennent faire du remplissage sont pas si mals non plus.

J'ai lu aussi 2 Amélie Nothomb. Journal d'Hirondelle, l'histoire d'un tueur à gages solitaire et fan de Radiohead, mais pas le groupe rock, le groupe électro-ce-que-vous-voulez. Et Robert des noms propres qui parle de danse classique. Voilà vous êtes renseignés parce que le quatrième de couverture ne permet pas de savoir.

Le Parfum m'a bien plu aussi, c'était une lacune, un trou de ma culture, que je traînais depuis un moment, merci à MelisandA de m'avoir poussé à la combler (tutut.). D'ailleurs après avoir fini mon livre en cours, je dois lire son deuxième conseil Le bizarre incident du chien pendant la nuit, une enquête policière de voisinage relatée dans le journal intime d'un jeune garçon autiste.

Après Le Parfum, lors de mes achats compulsifs mensuels (eh le dernier Pratchett était sorti, même si j'ai pas encore lu le précédent, ni Le peuple du tapis, son premier roman réécrit), j'ai trouvé en bon état Le monde des non-A qui était sur ma liste donc, hop, acheté, lu, et achetés sur amazon les deux suivants de la trilogie. C'est de la old SF de l'après-guerre, qui a connu un grand succès en France à cause de la traduction par Boris Vian. C'est l'histoire d'un gars qui se rend compte que toute sa mémoire est fausse et qui essaie de voir ce qu'il va faire alors que plein de gens essaient de "l'intercepter" parce qu'ils ont peur de ses mystérieuses compétences secrètes. En fait non-A vient d'une branche de la sémantique dont l'auteur est le disciple. Cela signifie non-aristotélicien, çad "L'image d'une chose n'est pas la chose, le plan n'est pas le territoire, ceci n'est pas une pipe, les souvenirs ne sont qu'une donnée subjective, Neo free your mind !". Normalement il faudrait aussi être non-newtonnien et non-einsteinien mais c'est évoqué qu'une fois. En gros c'est des surhommes qui grâce à la sémantique peuvent avoir leur système nerveux sain, puissant, en raisonnant par le complexe cortico-thalamique, contrairement aux pauvres gens dominés par leurs émotions ou pire les gens immatures ou fous ; ce qui leur confère aussi force musculaire et réflexes ; les non-A étant élus et se regroupant sur Vénus en une démocratie utopique, qui va être menacée d'invasion par un empire galactique voisin. En fait c'est surtout une histoire d'action, à chaque chapitre il y a un rebondissement et il y a 35 chapitres. Le deuxième que je lis continue dans cette lignée et après le livre conseillé par Meli, comme je l'ai dit, je finirai la trilogie.

Entre les deux premiers tomes, j'ai lu Les veilleurs de feu de Connie Willis que j'ai dû acheter d'occasion. C'est un recueil de douze nouvelles. La première, éponyme, est dans la veine des romans de voyage dans le temps par des historiens. Presque aussi intense émotionnellement que Le Grand Livre. Il y a d'autres bonnes nouvelles, il y en a de bizarres mais intéressantes et d'autres un peu plus fades, mais bon je ne suis pas deçu.

Et après avoir fini la trilogie non-A, il faudra que je réussisse à lire avant Noël Les Extrêmes de Christopher Priest pour savoir ce qu'il vaut. Je l'ai abordé par Le monde inverti qui est bien mais un peu bizarre, donc peut-être qu'il y a mieux pour démarrer avec cet auteur. Il a aussi écrit Le prestige, moins SF, porté au cinéma par les frères Nolan, qui est assez excellent dans son genre. Il faut que je lise vite pour choisir au mieux ce que le Père Noël (hohoho) va apporter de ma part cette année.

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vendredi, novembre 06, 2009

Agonie

Contredisant le pronostic le plus optimiste du vétérinaire, Nash a tenu presque 2 mois après sa grande hémorragie. On l'a chouchouté, il a pu manger un steak tous les jours, sa santé ne se dégradait que lentement. Mais dimanche dernier, il ne pouvait plus se lever. On ne sait si c'est le ventre gonflé qui le gênait mais je pense que ça doit être l'atrophie musculaire dans les pattes comme partout. Bien que paralysé, le reste de ma famille était toujours contre son euthanasie. Pourtant ce n'était pas très drôle de le voir baignant dans ses déjections, avant qu'on le lave et qu'on change son "tapis" de carton et de papier journal dans le garage. Ou alors ma famille voulait bien le piquer mais l'enterrer, pas l'incinérer. Moi c'était plutôt le contraire, j'étais pas vraiment pour l'euthanasie mais j'aurais rien eu contre une crémation.

Je dois dire que c'est le trou à creuser qui m'embêtait le plus. Enfin bref, Bruno, un peintre ami de ma mère qui était venu de l'autre bout de la France pour travailler chez nous a fait un beau trou, on s'est mis d'accord pour l'enterrer après sa belle mort. Et avec la chaux réglementaire s'il vous plaît.

La paralysie s'est progressivement répandue et jeudi il avait beaucoup de mal à respirer. Il est mort dans la nuit et on l'a mis en terre vendredi au matin. À part les difficultés respiratoires, il n'a montré aucun signe de souffrance et à partir de là il n'en a pas eu le temps. On pense que l'atrophie des muscles ventilatoires est la cause de la mort.

Voilà. C'était un sacré brave chien à qui j'ai pardonné son meurtre. Il a eu le droit à du cake – son péché mignon – et à du chocolat pour son dernier repas.

dimanche, septembre 13, 2009

Adieu le toutou

Ce soir en descendant rendre visite aux chiens, j'ai trouvé le sol recouvert de gouttes de sang, et même carrément de flaques. Le sang a ceci de particulier que sa couleur fait paniquer. Mon premier réflexe a été de savoir de quel chien ça venait et d'où le sang avait coulé. Comme je m'y attendais c'était Nash (le berger Beauceron) qui avait une hémorragie rectale. Pourquoi m'y attendais-je ? Parce qu'à notre retour de vacances, on l'a trouvé très amaigri, squelettique même, mais on a négligemment pensé qu'il s'agissait d'une forme de dépression dûe à notre absence. Même si je taisais ce que je craignais, je ne le pensais pas moins, et peut-être mes parents aussi.

Après avoir été sur tous les répondeurs des vétérinaires pour trouver celui de garde, qui avait seulement son portable d'urgence car il accouchait une vache, j'ai pu obtenir une entrevue vers 22h. Dès qu'il a vu la maigreur du chien, il s'est exclamé que c'était qqch de grave. En quelques palpements, il a trouvé une masse dans le ventre qui expliquait le saignement. Pire, Nash avait une tumeur sous la queue de la taille d'un gros oeuf, que nous n'avions même pas vue !! Tumeur à l'anus, masse dans le ventre, égalent cancer, pour les innocents. Il a pu voir aux vaisseaux sanguins tous blancs sous l'oeil que l'hémorragie était aussi abondante que ce que je lui affirmais.

Verdict, le chien allait mourir tout doucement en moins d'une semaine. Peut-être même pas dans la douleur car l'hémorragie allait le fatiguer et le rendre insensible. Dire qu'un vétérinaire lui avait diagnostiqué un problème cardiaque qui allait le tuer en un an ou deux. Décidément tout se détraquait lentement dans ce chien. Si ça se trouve il allait mourir ce soir, et je n'aurais plus qu'à l'enterrer, moi qui ai eu tant de mal à enterrer le chat, qui fût abominablement déterré :( par ce même chien. Au pire, je creuserais comme il faut cette fois et le fox-terrier ne devrait pas avoir envie de déterrer Nash.

Cependant je n'ai pas trop envie de faire cela. J'attends la réponse de mes parents pour avoir l'autorisation de le faire euthanasier et incinérer. Il a dû sentir la mort quand je lui ai fait monter l'escalier du vétérinaire et qu'il freinait des quatre fers. Peut-être qu'il a été rassuré d'en ressortir, mais demain je lui ferai mes adieux solitaires (comme pour Octarine), j'espère qu'il ne paniquera pas en attendant la fatale piqûre, qu'il ne criera pas, mais il est si vieux et si fatigué. Pauvre toutou. Adieu, on t'aimait tous malgré ce que tu as fait au chat.

jeudi, août 27, 2009

You know what ? I'm happy

Aujourd'hui j'ai délicieusement dormi tard en rêvant à des trucs cools (puisque je n'ai pas hdj le jeudi matin). J'ai fait 2h de jeux scéniques (et c'était cool). Je me suis fait transpercer le fessier et injecter ma dose de produit. J'ai dialogué un quart d'heure avec ma psy. J'ai écouté un truc cool à la radio que je ne connaissais pas. J'ai révisé 2h de maths. Sous la fenêtre de dialogue de msn j'ai cliqué sur un lien qui m'a dirigé sur un site de téléchargement de sonnerie et c'était la musique que j'avais entendue à la radio. J'ai donc pu identifier la chanson "Love story" de Taylor Swift. J'ai vu le clip (son physique à la hauteur de sa voix ne m'a pas déçu). J'ai lancé le téléchargement. Je suis allé au ciné voir "Là haut" parce que même Lolo l'a vu et que j'ai été finalement convaincu par une critique dans Voici (argh !) lue dans la salle d'attente de la psy. Je craignais que le vieux grincheux ne m'émeuve pas mais ce n'était pas le vieux célibataire que j'imaginais, son amour de jeunesse de femme le rend sympathique, et même le gros scout n'est pas trop énervant.

Et maintenant je blogge en écoutant Taylor Swift en boucle, avant de me coucher en lisant un peu de "Fonds de tiroir" de Douglas Adams (en fait je relis le début parce que je craque un peu, mais j'espère arriver vite au Saumon du doute, roman inachevé, le 3e opus de Dirk Gently - détéctive holistique, sur la couverture on le voit tel qu'il est décrit empoigner un saumon de son tiroir ;-) ) et un peu de "Xénocide", le 3e Ender, j'ai relu les 2 premiers parce que je craque un peu et là j'ai perdu en appétit, pourtant il faudra enchaîner avec le 4e avant de lire le conseil de MelisandA : "Le parfum" de Süskind.

Voilà. Une journée riche en émotions. De toutes sortes. Une journée ordinaire. Je ne sais pas.

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mercredi, juillet 08, 2009

Deux pour le prix d'un

Feu sentimental
Passion, ennui, déchirure
Coeur anesthésié

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Haïku sur l'amour, en particulier virtuel

Un brasier soudain
La chandelle par les deux bouts
Les cendres vite froides

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Clipeticlop clipaticlop

Trois semaines écoulées, trois fois équitation. La première fois pour la ptite démo, après un petit incident sans gravité qui a paralysé son déroulement, ce fut à nous. Costumés en mousquetaires, nous avons tenté de reproduire l'enchaînement que nous avions répété. Moi devant sur Noé, j'ai eu des problèmes car il ne supportait pas la sono qui était vraiment trop forte et qui les avait énervés pendant des heures. À me démêler avec mon cheval, je ne sais plus trop ce qu'on a fait, mais on a pu faire ce qu'on devait à peu près, en tout cas on a reçu des félicitations par rapport à la difficulté de manier les chevaux qu'on a su surmonter. Je n'ai pas trop pu voir ce que les autres derrière faisaient, enfin je m'en souviens mal et pourtant il fallait s'observer. Ça m'a fait un peu comme le black-out de certains examens. Enfin... Derrière devait suivre Jonathan sur Luga, Mohammed aurait dû suivre sur Loustic mais il a été victime d'une crise d'asthme grave car 3 semaines après il est encore à l'hôpital sous oxygène après être passé par la case réanimation, nous espérons bien sûr tous son prompt rétablissement à l'hdj. S'en suivaient Bruno sur Rézéda et John haut perché sur Quanelle.

Le semaine suivante, nous avons eu notre séance "normale" d'équithérapie. Pour changer nous sommes partis en pique-nique avec la calèche attelée à 2 chevaux dont un solide Franc-comtois, la race de cheval de trait locale qui doit quand même avoir une réputation au moins nationale. C'était beaucoup plus cool que d'habitude, même si nous aimons la difficulté ça nous a bien plu je pense. Nous avons mangé dans une cabane de chasseurs où les posters de sangliers morts (T_T) sur lesquels on pose un pied côtoyaient ceux de pin-ups, gibiers d'une autre sorte de chasse.

Deux jours plus tard, nous avions le repas de fin d'année (scolaire). Je faisais partie des cuisiniers du plat principal, une moussaka (dont l'attaque est géante) prévue pour 26 personnes mais comme seulement 18 sont venues, il y avait du rab pour le lendemain, sans parler de l'énorme quantité de salade de fruits dont presque personne avait eu suffisamment d'appétit pour en prendre le jour même... Histoire d'une bavure : prenons un caméscope dont on veut montrer la démo d'équithérapie, calons la bande, oublions de donner à visionner, oublions l'oubli, survient un autre événement filmable. Et soudain c'est le drame. Vous l'avez compris, notre partie de la démo a été effacée par le film du repas. Ce sont des choses qui arrivent.

Et aujourd'hui, comme nous n'étions que 3 patients même avec Jean-Pierre remplaçant Mohammed, nous avons fait une balade avec mes deux infirmières référentes Danièle et Sylvie qui ont pu monter à cheval aussi. Une sacrée balade en pleine forêt, avec des montées assez escarpées, des descentes, des branches d'arbre que le prédécesseur tend pour mieux qu'on se la ramasse dans la face, et même pour finir quelques mètres dans la rivière à côté de l'écurie, avec de l'eau presque par dessus les bottes.

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